Dans un monde de plus en plus cosmopolite et mondialisé, et où les ressources atteignent leurs limites, l’heure est à la mutualisation.

Le vivre ensemble est aujourd’hui interrogé, et il apporte de nouvelles réponses qui se déclinent sur toutes les destinations de l’immobilier. L’habitat avec le co-living, le bureau avec le co-working, le commerce avec le co-retailing avec les pop-up et concept store et même le « co-producing » avec les fab-lab.

 

 

L’indépendant et le « co- » : l’œuf ou la poule ?

 

Les mutualisations que représentent la démarche du co- est une déferlante. Il n’y a qu’à voir le taux de développement des espaces de co-working. Le succès s’explique parce qu’il répond à un autre phénomène de l’ère du temps, celui de la start-up nation, où les aspirants créateurs d’entreprises et de marques sont légions et trouvent dans les « co » déclinés à toutes les sauces, les conditions de possibilité de leur activité.

Impossible de prendre des locaux commerciaux, des bureaux ou des équipements de production en propre quand on est indépendant. C’est par cette aspiration d’autonomie que sont introduits collaboration et partage.

Ce n’est pas un hasard si les deux formats se sont développés concomitamment. Les premiers co-workings en France furent en 2007 la Boate à Marseille puis en 2008 la Cantine et la Ruche à Paris. C’est cette même année qu’est créé le statut d’autoentrepreneur.

11 ans plus tard force est de constater que tous les services d’une entreprise classique se mutualisent, chacun donnant lieu à des start-up à succès, pour que chacun individuellement puisse être une entreprise : service juridique (Captain Contrat), comptabilité (Onlicorn), et bien d’autres encore.

Tous les métiers ont leur spécificité, et maintenant que le nombre d’aspirants entrepreneurs fait légion, la tendance est à la thématisation. Plus efficace, des lieux concentrant l’ensemble des services en « co- » autour d’une même industrie est le nouveau modèle qui s’impose.

 

 

Paris ville de culture : ouverture du FAR

 

                                                 Le projet FAR à Paris

 

L’entrepreneur culturel n’est pas un startupper comme un autre. C’est avec ce constat que l’incubateur FAR http://farculture.fr  a ouvert ses portes en mai dans le XIe arrondissement de Paris. Le lieu est porté par le groupe SOS Culture.

Sur 2.600 mètres carrés, la pépinière d’entreprises FAR dispose de 4 studios son et vidéo, d’un espace réservé au storytelling et aux résidences d’artistes, d’un espace showroom, de 10 salles de réunion et de bureaux à la carte.

En plus de ces équipements un comptoir de service accompagnera les artistes et les entrepreneurs dans la spécificité de leur domaine en regard du droit du travail, du droit d’image, des possibilités de financement, etc.

 

 

Paris ville de mode : un centre pour une mode durable ouvert aux candidatures

 

                                          Le projet la Caserne sera inauguré en 2021

 

Une pépinière dédiée aux jeunes marques écoresponsables sera inaugurée en 2021 dans l’ancienne caserne l’ancienne caserne Château-Landon dans le Xème.

Nommée sobrement « la Caserne », https://www.lacaserneparis.comle programme prendra la forme d’une pépinière d’entrepreneur avec une démarche écoresponsable, sur une superficie de 2000 m2 incluant des bureaux et des espaces de coworking, un showroom de matières premières, un atelier de confection des prototypes et un studio photo. Le dispositif se complètera d’une boutique et une immense cour intérieure permettant d’organiser des défilés par exemple.

Porté par le groupe impala, le concept store l’Exception (dont impala est actionnaire) et Le Consulat qui investit et anime des lieux éphémères depuis 2017, le programme est ouvert aux candidatures jusqu’au 31 aout 2019.

 

 

L’exploitant agrégateur au cœur du système

Mais ce que ces programmes révèlent c’est l’importance prise par les acteurs économiques qui investissent et développent les lieux. Les équipements mutualisés ne sont pas co-financés par les utilisateurs comme ça a pu être le cas dans l’agriculture avec les coopératives, mais par un tiers qui en fait un service pour les entrepreneurs. C’est cet acteur qui devient central dans l’émergence des nouveaux acteurs économiques.

C’est ce rôle que justement Le Grand Réservoir se donne dans la création et l’exploitation de Lieux-Média™ thématisés. Il devient ainsi le partenaire de chacun des domaines économiques explorés et un accélérateur pour les porteurs de projet.